Interview de Alexis Marinho de StudentAI : L’IA au service de la réussite scolaire, du Brevet au BTS

Alexis, pouvez-vous vous présenter et nous expliquer comment est née l’idée de StudentAI et en quoi votre parcours personnel vous a convaincu que l’IA pouvait réellement aider les élèves du Brevet au BTS à mieux réussir ?

Je suis Alexis, j'ai 34 ans, ancien maçon en reconversion. J'ai repris mes études en BTS Comptabilité Gestion, que j'ai d'ailleurs validé ce 2 juillet.
En me retrouvant seul face à mes révisions, et en pleine découverte de l'IA, j'ai décidé de coder moi-même mon application de révision. J'ai pu observer que tous les étudiants se servent de l'IA pour s'aider dans leurs révisions et leurs exercices, tout au long de l'année scolaire, ce que je faisais moi-même. J'ai donc tout centralisé au même endroit, pensé pour cet usage. Je reste convaincu qu'un outil pareil peut aider plus d'un élève.

Concrètement, si vous deviez expliquer StudentAI à un collégien qui prépare le Brevet ou à un étudiant de BTS stressé par ses examens, comment décririez-vous ce que l’IA change dans sa façon de réviser au quotidien par rapport à des méthodes plus classiques ?

Je lui dirais : au lieu de réviser tout seul dans ton coin, tu as un prof particulier dans ton téléphone, disponible tout le temps.
Je lui dirais aussi qu'il peut s'appuyer sur StudentAI pour compléter ses révisions et réussir ses examens.
Grâce à toutes les fonctionnalités proposées, il peut adapter ses révisions selon ses besoins.
Et un étudiant bien préparé arrive le jour J arrive beaucoup plus confiant.

Votre tuteur IA fonctionne 24h/24, propose QCM, fiches, flashcards, podcasts, mode survie, et même une simulation d’oral avec un « jury IA ». Pouvez-vous entrer dans le détail d’un ou deux cas d’usage très concrets où vous avez vu un élève passer un cap grâce à ces fonctionnalités, notamment pour le Grand Oral ou un examen de BTS ?

Je peux vous parler de mon cas : j'ai moi-même utilisé les fonctionnalités de l'application. Deux exemples.

D'abord, j'ai fait travailler ma mémoire visuelle :

  • En management, on a des auteurs à retenir. Avec les flashcards, j'ai pu me les créer et m'en servir pour les réviser.

Ensuite, ma mémoire auditive :
  • En compta, je me suis servi de la « colle orale » pour réviser mes définitions.

Tout ça m'a fait gagner du temps, et au final j'ai réussi mon examen. Ça m'a beaucoup aidé.

L’un des enjeux majeurs de l’IA à l’école, c’est la personnalisation tout en évitant la triche ou la dépendance. Comment StudentAI parvient-il à adapter les questions au niveau et aux lacunes de chaque élève (Brevet, Bac, BTS tertiaires, DCG…) tout en encourageant un apprentissage actif et responsable, plutôt que le simple « copier-coller » de réponses ?

Pour moi, c'est justement là qu'est la vraie différence. StudentAI n'est pas fait pour donner les réponses à la place de l'élève, mais pour le faire travailler.

L'adaptation d'abord : à l'inscription, l'élève choisit son niveau (Brevet, Bac, BTS, DCG… ) et les questions sont générées pour ce niveau, à partir des vrais cours. Et l'appli met l'accent sur ce que l'élève maîtrise le moins, pour qu'il révise en priorité ses points faibles.

L'apprentissage actif ensuite : tout est pensé pour que l'élève produise, pas qu'il copie. Il répond à des quiz, s'entraîne à l'oral, se fait des flashcards. Il y a même un mode où c'est l'élève qui doit expliquer le cours à l'IA, comme s'il était le prof, là, impossible de tricher, il faut vraiment avoir compris.

Et comme c'est un outil pour réviser ses propres cours, pas pour « faire les devoirs à sa place », ça pousse à comprendre, pas à copier-coller.

Vous avez fait le choix d’un modèle 100 % gratuit, sans abonnement ni limite d’utilisation, ce qui est assez rare dans l’edtech. Qu’est-ce que ce choix implique concrètement pour vous (techniquement, économiquement) et en quoi est-ce, selon vous, une condition pour que l’IA devienne un vrai levier d’égalité des chances à l’école ?

C'est un choix qui me coûte, du temps et de l'énergie mais qui est essentiel au départ.

Concrètement, chaque quiz et chaque correction a un coût. Comme toute entreprise qui démarre, j'ai fait le choix de proposer StudentAI gratuitement pour le faire tester au maximum d'élèves et construire un outil qui leur est vraiment utile.

Plus tard, il y aura un abonnement, mais seulement pour les fonctionnalités les plus coûteuses. Et surtout, il restera abordable : je sais ce que c'est d'être étudiant, on n'a pas beaucoup d'argent et donc hors de question de mettre des prix qui bloquent. L'essentiel restera gratuit pour tout le monde.

Et pour moi, c'est ça l'égalité des chances : un prof particulier coûte cher, seuls certains y ont accès. En gardant l'essentiel gratuit et le reste abordable, je veux que tous les élèves aient les mêmes bases, peu importe leurs moyens

Si l’on se projette à 3–5 ans, comment imaginez-vous l’intégration de l’IA dans le parcours scolaire français, du Brevet au BTS : quelles évolutions anticipez-vous dans les usages des élèves, mais aussi dans la manière dont les enseignants et les institutions pourraient collaborer avec des plateformes comme StudentAI ?

Dans 3 à 5 ans, je pense que l'IA sera un outil de révision normal, comme la calculatrice ou internet aujourd'hui. Chaque élève aura son tuteur IA dans la poche pour réviser et s'entraîner chez lui. Une façon moderne d’apprendre à condition de bien l’utiliser, dans un cadre éthique.

Mais j'en suis convaincu : l'IA ne remplacera jamais les profs. Au contraire. Elle peut les décharger des tâches répétitives (corriger des quiz, refaire des exercices) pour qu'ils se concentrent sur ce qu'ils font de mieux : expliquer, motiver, accompagner humainement.

C'est là que des plateformes comme StudentAI ont un rôle à jouer avec les enseignants et les établissements. Un prof pourrait suivre là où sa classe bloque et adapter son cours. Une école pourrait donner le même outil à tous ses élèves, pour que personne ne soit laissé de côté. D'ailleurs, StudentAI a déjà un espace pour les profs et les élèves qui va dans ce sens.

Pour moi, l'avenir ce n'est pas l'IA contre l'école, c'est l'IA au service de l'école, un coéquipier, pour les élèves comme pour les profs.

Pour conclure, quel message aimeriez-vous adresser directement aux collégiens, lycéens et étudiants de BTS qui se sentent dépassés par leurs révisions ou par l’IA elle-même : par où commencer concrètement, et quel petit changement dans leurs habitudes pourrait avoir le plus grand impact sur leurs résultats ?

À tous ceux qui se sentent dépassés, je veux dire une chose simple : vous n'êtes pas nuls, vous êtes juste seuls face à vos révisions. Et ça, ça peut changer.
Je suis bien placé pour le savoir : ancien maçon, j'ai repris mes études sur le tard, et au début je me suis senti complètement dépassé, moi aussi. Ce qui m'a sauvé, c’est que l'IA m'expliquait ce que je ne comprenais pas, à n'importe quelle heure, sans jamais se moquer. C'est comme ça que j'ai réussi mon BTS.
Ne voyez pas l'IA comme un truc compliqué ou réservé aux autres. C'est juste une aide, comme un pote qui a compris le cours et qui vous l'explique, à n'importe quelle heure.
Et si je devais donner un seul conseil : arrêtez d'attendre la veille. Un peu chaque jour, même 10 minutes, vaut mieux qu'une nuit blanche. Le vrai déclic, c'est la régularité et ça, tout le monde peut le faire, peu importe son niveau au départ.

Pour en savoir plus : https://www.studentai.fr

Publié le