Julien, vous avez bâti tout un écosystème autour d’« Innovation en Éducation », du congrès au magazine en passant par les films et le Festival pour l’École de la vie : comment résumeriez-vous le fil conducteur de cette aventure et ce que vous entendez par « pédagogie plus humaine » à partir de votre propre parcours d’élève dyslexique et dysorthographique ?
Remettre l’humain au cœur de l’éducation.
Mon propre parcours a beaucoup influencé cette vision. Diagnostiqué dyslexique et dysorthographique à l’âge de six ans, j’ai longtemps eu le sentiment de ne pas entrer dans les cases du système scolaire traditionnel. Pourtant, avec le recul, je réalise que mes difficultés ont aussi développé chez moi d’autres formes d’intelligence comme la créativité, l’intuition, la capacité à créer du lien, l’observation et l’envie d’apprendre autrement.
Lorsque j’évoque une « pédagogie plus humaine », je parle d’une éducation qui ne se limite pas à transmettre des connaissances, mais qui accompagne également le développement de l’être. Une éducation qui prend en compte les émotions, les talents singuliers, le rythme de chacun, la confiance en soi, la coopération et la connaissance de soi.
C’est cette conviction qui a donné naissance à l’ensemble des projets que j’ai créés : l'écosystème Innovation en Éducation (magazine, podcast, congrès, académie de formation...), les documentaires et les différentes initiatives qui les entourent. Tous poursuivent le même objectif, mettre en lumière des femmes et des hommes qui expérimentent des approches inspirantes et qui démontrent qu’il est possible d’éduquer autrement.
Je suis convaincu que l’éducation est l’un des leviers les plus puissants pour transformer notre société. Lorsque nous aidons un enfant à mieux se connaître, à développer ses talents naturels et à trouver sa juste place dans le monde, nous ne transformons pas seulement sa vie : nous contribuons aussi à construire un avenir plus harmonieux pour tous.
Votre conviction que « tout part de l’éducation » s’enracine clairement dans votre histoire personnelle : en quoi les difficultés que vous avez rencontrées enfant ont-elles façonné votre regard critique sur l’école traditionnelle et nourri très concrètement les choix pédagogiques portés par vos projets (festival, académie, congrès) ?
Je pense que mes difficultés d’apprentissage ont été l’un de mes plus grands cadeaux, même si je ne l’ai compris que bien plus tard.
Enfant, parce que j’étais dyslexique et dysorthographique, j’ai souvent eu le sentiment d’être jugé à travers mes difficultés plutôt qu’à travers mes capacités. J’ai rapidement constaté que l’école valorisait principalement certaines formes d’intelligence, notamment les compétences linguistiques et académiques, alors que d’autres talents restaient souvent invisibles. Pourtant, chaque enfant possède des ressources, des sensibilités et des potentiels uniques.
Cette expérience m’a amené à porter un regard différent sur un système qui tend parfois à uniformiser les parcours alors que les êtres humains sont profondément différents. À mes yeux, l’enjeu n’est pas de remettre en cause l’école ou les enseignants, qui accomplissent souvent un travail remarquable, mais plutôt de s’interroger sur notre manière d’accompagner la diversité des profils et des intelligences.
C’est précisément cette réflexion qui nourrit aujourd’hui l’ensemble de mes projets. À travers le Festival pour l’École de la Vie, le Congrès Innovation en Éducation, l’Académie Éducation Positive, mes livres aux éditions Eyrolles ou encore les documentaires que je réalise, je cherche à mettre en lumière des initiatives qui réconcilient les savoirs académiques avec les savoir-être. Des approches qui accordent une place à la confiance en soi, à l’intelligence émotionnelle, à la créativité, à la coopération, à l’autonomie et à la connaissance de soi.
Je suis convaincu qu’un enfant qui apprend à mieux se connaître, à comprendre ses émotions, à identifier ses talents et à développer sa confiance possède des bases solides pour construire sa vie. L’éducation ne devrait pas seulement préparer à un métier, mais aussi aider chacun à devenir pleinement lui-même.
C’est pour cette raison que je dis souvent que tout part de l’éducation. Lorsque nous transformons notre manière d’accompagner les enfants, nous transformons progressivement notre société tout entière.
À travers vos événements et votre magazine, vous côtoyez une multitude d’acteurs des pédagogies alternatives : quels sont, selon vous, les leviers les plus puissants et les plus concrets pour rendre l’école plus humaine au quotidien (dans la classe, dans la relation aux parents, dans l’évaluation), et quels freins systémiques vous voyez encore à cette transformation ?
Après plus de 20 ans à organiser des congrès, festivals, interviews, documentaires et à rencontrer des milliers d'enseignants, chercheurs, éducateurs et porteurs de projets innovants, j'ai acquis une conviction forte : l'école plus humaine existe déjà. Elle est présente dans de nombreuses classes, portée par des femmes et des hommes passionnés. La véritable question est désormais de savoir comment diffuser plus largement ces pratiques.
Parmi les leviers les plus puissants, je placerais d'abord la qualité de la relation humaine. Avant même les méthodes pédagogiques, un enfant a besoin de se sentir vu, entendu, respecté et encouragé. Les neurosciences comme l'expérience de terrain montrent qu'un enfant apprend mieux lorsqu'il se sent en sécurité émotionnelle.
Le deuxième levier est la prise en compte de la diversité des profils. Tous les enfants n'apprennent pas de la même manière ni au même rythme. Une école plus humaine est une école qui valorise les talents multiples, la créativité, la coopération, l'intelligence émotionnelle, les compétences relationnelles ou manuelles autant que les savoirs académiques.
Je pense également que la relation entre l'école et les parents est essentielle. Trop souvent, chacun évolue dans son propre univers alors qu'ils poursuivent le même objectif : accompagner l'épanouissement de l'enfant. Lorsque les parents et les équipes éducatives se considèrent comme des partenaires plutôt que comme des interlocuteurs occasionnels, un climat de confiance bénéfique pour tous peut émerger.
Concernant l'évaluation, je crois qu'il est important de passer progressivement d'une culture du jugement à une culture du progrès. L'évaluation devrait permettre à l'enfant de comprendre où il en est, ce qu'il maîtrise déjà et ce qu'il peut encore développer. Elle devrait nourrir la confiance et la motivation plutôt que la comparaison ou la peur de l'échec.
Quant aux freins systémiques, ils sont nombreux mais compréhensibles. L'institution scolaire est une structure complexe qui accueille des millions d'élèves. Les changements y prennent naturellement du temps. J'observe notamment le poids des habitudes culturelles, une organisation parfois très centralisée, le manque de temps accordé à l'innovation pédagogique, ainsi que la pression exercée par les programmes, les évaluations et les contraintes administratives.
Mais malgré ces obstacles, je reste profondément optimiste. Ce qui me frappe le plus au fil de mes rencontres, c'est le nombre croissant d'enseignants, de chefs d'établissement, de parents et même d'élèves qui aspirent à une éducation plus respectueuse du vivant et des singularités de chacun. Le mouvement est déjà en marche.
À mes yeux, l'avenir de l'éducation ne réside pas dans l'opposition entre école traditionnelle et pédagogies alternatives. Il réside dans notre capacité collective à nous inspirer de ce qui fonctionne, à expérimenter, à dialoguer et à remettre l'enfant au centre de nos préoccupations. Car lorsque nous prenons soin de l'enfant dans toutes ses dimensions, nous créons les conditions d'une société plus consciente, plus coopérative et plus humaine.
Dans votre documentaire « L’école de la vie – Une génération pour tout changer » et au Festival pour l’École de la vie, vous mettez en lumière des initiatives très diverses : quel exemple précis d’école, de classe ou de projet vous a particulièrement marqué, et qu’illustre-t-il de la manière dont l’innovation pédagogique peut mieux prendre en compte les émotions, les besoins profonds et la singularité des enfants ?
Il est très difficile de choisir un seul exemple tant les initiatives inspirantes sont nombreuses. Cependant, s'il y a une expérience qui m'a profondément marqué au cours du tournage de « L'école de la vie – Une génération pour tout changer », c'est la rencontre avec des établissements qui ont fait le choix de placer la connaissance de soi et l'intelligence émotionnelle au cœur de leur projet éducatif.
Pendant longtemps, nous avons considéré que la mission principale de l'école était de transmettre des savoirs. Or, de plus en plus d'initiatives montrent qu'un enfant apprend mieux lorsqu'il comprend aussi ce qui se passe en lui. J'ai été particulièrement touché par des classes où les élèves commencent la journée par un temps d'accueil émotionnel. Chacun peut exprimer son état intérieur, partager ses ressentis ou simplement être écouté par le groupe. Cela peut paraître simple, mais les effets sont considérables sur la qualité des relations, la concentration et le climat d'apprentissage.
Ce qui m'a frappé, c'est que ces espaces ne sont pas considérés comme du temps perdu au détriment des apprentissages. Au contraire, ils créent les conditions qui permettent ensuite aux enfants d'être plus disponibles, plus sereins et plus engagés dans leur travail.
Une autre initiative qui m'a beaucoup inspiré concerne les écoles qui accordent une véritable place au choix, à l'autonomie et aux talents individuels. Dans ces environnements, les enfants sont encouragés à explorer leurs centres d'intérêt, à développer leurs forces naturelles et à participer davantage à leur propre parcours d'apprentissage. On ne cherche pas à faire entrer tous les élèves dans le même moule, mais à les accompagner dans la découverte de ce qui les rend uniques.
À mes yeux, c'est là que réside l'une des plus belles promesses de l'innovation pédagogique : reconnaître que chaque enfant est un être singulier. Derrière un élève, il y a une personnalité, une histoire, des émotions, des besoins, des rêves et des talents qui ne demandent qu'à s'exprimer.
L'innovation pédagogique n'est pas seulement une question de méthodes ou d'outils. C'est avant tout un changement de regard. Lorsque nous passons d'une logique qui consiste à corriger les manques à une logique qui cherche à révéler les potentiels, nous transformons profondément l'expérience éducative.
C'est probablement la leçon la plus précieuse que j'ai retirée de toutes ces rencontres : un enfant qui se sent reconnu dans sa singularité développe plus facilement la confiance, l'envie d'apprendre et la capacité à trouver sa place dans le monde. Et c'est peut-être là la plus belle mission de l'éducation.
Votre magazine papier « Innovation en Éducation », éco-responsable et sans publicité, diffuse dans 40 pays des témoignages et outils concrets : comment choisissez-vous les sujets et les experts que vous mettez en avant, et avez-vous identifié des pratiques simples, reproductibles par n’importe quel enseignant ou parent, pour humaniser immédiatement la relation éducative ?
Le choix des sujets et des experts repose avant tout sur une question très simple que nous nous posons à chaque numéro : « Est-ce que cela peut concrètement améliorer la vie d'un enfant, d'un parent ou d'un éducateur ? »
Nous ne cherchons pas à mettre en avant des personnalités parce qu'elles sont connues, mais parce qu'elles apportent une contribution utile, inspirante et applicable. Nous accordons beaucoup d'importance à la complémentarité des regards. C'est pourquoi nous donnons la parole aussi bien à des chercheurs, des enseignants, des psychologues, des neuroscientifiques, des auteurs, des éducateurs ou encore à des porteurs d'initiatives de terrain. Ce qui nous intéresse, c'est la cohérence entre leurs travaux, leurs valeurs et les résultats observés dans la réalité.
Au fil des années, j'ai remarqué que les transformations les plus profondes ne viennent pas forcément de grandes réformes, mais souvent de petits changements dans la qualité de la relation éducative. C'est d'ailleurs ce que nous essayons de transmettre dans le magazine : des idées inspirantes, mais aussi des outils simples que chacun peut s'approprier.
S'il fallait citer quelques pratiques immédiatement accessibles à tous les parents et enseignants, je commencerais par l'écoute véritable. Prendre quelques minutes chaque jour pour accueillir ce que vit un enfant, sans chercher immédiatement à corriger, conseiller ou juger, change profondément la qualité du lien. Se sentir écouté est un besoin fondamental.
Je pense également à la valorisation des efforts plutôt que des seuls résultats. Lorsque l'on encourage la persévérance, la curiosité, les progrès ou l'engagement d'un enfant, on nourrit sa confiance intérieure bien davantage qu'en se focalisant uniquement sur la performance.
Une autre pratique très simple consiste à intégrer régulièrement des temps de parole autour des émotions. Poser des questions comme « Comment te sens-tu aujourd'hui ? », « De quoi as-tu besoin ? » ou « Qu'as-tu appris sur toi cette semaine ? » permet de développer la connaissance de soi et l'intelligence émotionnelle, qui sont des compétences essentielles pour la vie.
Enfin, je crois beaucoup au pouvoir de l'exemple. Les enfants apprennent moins de ce que nous leur disons que de ce que nous incarnons. Un adulte qui sait reconnaître ses erreurs, exprimer ses émotions avec authenticité, faire preuve d'empathie et rester curieux offre déjà une formidable leçon de vie.
Humaniser l'éducation ne nécessite pas toujours davantage de moyens ou de nouvelles méthodes. Cela commence souvent par un changement de posture : regarder l'enfant non comme un élève à remplir de connaissances, mais comme un être humain en construction, porteur d'un potentiel unique. Lorsque ce regard change, la relation change, et avec elle les conditions mêmes de l'apprentissage.
Vous avez parcouru 25 pays et mené 1 500 interviews autour de la question « C’est quoi le bonheur pour vous ? » : qu’avez-vous appris de ce tour du monde sur le lien entre bonheur, sens de la vie et éducation, et comment cela oriente-t-il, selon vous, l’école et la pédagogie que nous devrions construire pour les 10 à 20 prochaines années ?
Cette aventure a profondément transformé ma vision du bonheur, mais aussi de l'éducation.
En parcourant 25 pays et en réalisant plus de 1 500 interviews, j'ai rencontré des personnes de cultures, de religions, d'âges et de conditions sociales extrêmement variés. Pourtant, malgré cette diversité, un constat revenait sans cesse : les personnes qui se déclarent profondément heureuses ne parlent presque jamais en priorité de réussite matérielle, de statut social ou de performance. Elles évoquent davantage la qualité de leurs relations, le sentiment d'être alignées avec leurs valeurs, la contribution qu'elles apportent aux autres, la connexion à la nature, la connaissance de soi, la santé ou encore le sentiment de donner du sens à leur existence.
Cette observation m'a amené à une réflexion. Si ces éléments constituent les fondations du bonheur durable, pourquoi occupent-ils encore une place si marginale dans nos systèmes éducatifs ?
Nous passons des milliers d'heures à apprendre les mathématiques, l'histoire ou les langues, ce qui est évidemment important. Mais combien de temps consacrons-nous à apprendre à mieux nous connaître, à comprendre nos émotions, à gérer nos conflits, à développer notre confiance en nous, à prendre soin de notre santé physique et mentale, à coopérer ou à découvrir ce qui donne du sens à notre vie ?
Pour moi, l'éducation des vingt prochaines années devra relever ce défi majeur : réconcilier l'apprentissage des savoirs avec l'apprentissage de soi.
Dans un monde où l'intelligence artificielle, l'automatisation et les évolutions technologiques vont transformer en profondeur de nombreux métiers, les compétences les plus précieuses seront probablement celles qui font de nous des êtres profondément humains : l'empathie, la créativité, l'esprit critique, l'intelligence émotionnelle, la capacité à collaborer, à s'adapter et à trouver du sens dans un environnement en perpétuel changement.
Je crois également que l'école de demain devra davantage aider les jeunes à découvrir qui ils sont avant de leur demander ce qu'ils veulent faire. Aujourd'hui, nous orientons souvent les élèves vers une profession sans toujours les accompagner dans la compréhension de leurs talents, de leurs aspirations profondes ou de leur manière unique de contribuer au monde.
L'une des grandes leçons de mon tour du monde est que le bonheur n'est pas une destination à atteindre mais une relation à construire avec soi-même, avec les autres et avec la vie. Si nous voulons préparer les générations futures à vivre dans un monde complexe et incertain, nous devons leur transmettre des connaissances, bien sûr, mais aussi les outils intérieurs qui leur permettront de traverser les défis avec confiance, discernement et sérénité.
À mes yeux, la véritable mission de l'éducation n'est pas seulement de préparer les enfants à gagner leur vie. Elle est aussi de les aider à réussir leur vie. Et c'est probablement l'un des plus beaux défis que nous ayons collectivement à relever au cours des prochaines décennies.
Si vous deviez adresser un message très concret à nos lecteurs – parents, enseignants, éducateurs – pour qu’ils deviennent, chacun à leur échelle, des acteurs d’une éducation plus innovante et plus humaine, quel serait-il, et quel premier petit pas leur conseilleriez-vous de faire dès cette semaine ?
N'attendez pas qu'une réforme transforme l'éducation pour commencer à transformer votre manière d'être en relation avec les enfants.
Nous avons parfois tendance à penser que les changements doivent venir d'en haut, des institutions ou des politiques publiques. Bien sûr, ces évolutions sont importantes. Mais au cours de toutes mes rencontres avec des enseignants, des parents, des éducateurs et des experts du monde entier, j'ai constaté que les plus grandes transformations naissent souvent de petits gestes répétés au quotidien.
Une éducation plus humaine commence par notre regard. Chaque enfant a besoin de sentir qu'il est aimé, respecté, écouté et reconnu pour ce qu'il est, et pas uniquement pour ses résultats ou ses comportements. Derrière chaque attitude se cache souvent un besoin, une émotion ou une demande d'attention que nous ne percevons pas toujours immédiatement.
Si je devais proposer un premier pas très concret à faire dès cette semaine, ce serait celui-ci : prenez chaque jour cinq minutes de présence totale avec un enfant.
Cinq minutes sans téléphone, sans écran, sans objectif particulier, sans vouloir corriger ou enseigner quoi que ce soit. Cinq minutes simplement pour écouter, observer, accueillir et s'intéresser sincèrement à ce qu'il vit.
Vous pourriez lui poser des questions simples comme : « Qu'est-ce qui t'a rendu heureux aujourd'hui ? », « Qu'est-ce qui a été difficile pour toi ? », « Qu'as-tu appris sur toi cette semaine ? » ou encore « De quoi aurais-tu besoin en ce moment ? »
Ces quelques minutes peuvent sembler anodines, mais elles ont un pouvoir immense. Elles nourrissent le sentiment de sécurité, renforcent la confiance mutuelle et permettent à l'enfant de développer progressivement sa capacité à se connaître et à exprimer ce qu'il ressent.
Je suis convaincu que l'innovation éducative ne réside pas uniquement dans de nouvelles méthodes pédagogiques ou dans des outils innovants. Elle réside aussi dans notre capacité à remettre la qualité de la relation au centre de tout.
Les enfants n'ont pas seulement besoin d'adultes qui leur transmettent des connaissances. Ils ont besoin d'adultes qui les inspirent, les encouragent, les accompagnent et leur donnent confiance dans leur capacité à grandir.
Si chacun d'entre nous choisit de poser ce regard plus conscient, plus bienveillant et plus authentique sur les enfants qui l'entourent, alors nous participons déjà à construire l'éducation de demain. Une éducation plus humaine, plus respectueuse de la singularité de chacun et, je l'espère, plus porteuse de bonheur et de sens.
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